Les alternatives agronomiques

De nombreuses alternatives existent afin de ne pas utiliser les pesticides systémiques dans le but de limiter leur utilisation qui, rappelons le, n’apporte aucun rendement supplémentaire au Québec (voir la page Dans les champs).

La lutte intégrée

La première étape est d’arrêter les traitements systématiques pour revenir au principe de la lutte intégrée. La lutte intégrée est une combinaison de mesures biologiques, biotechnologiques, chimiques, physiques et culturales dans laquelle l’emploi de pesticides est limité au strict nécessaire afin de diminuer – sans nécessairement éliminer – les organismes nuisibles. L’objectif est de permettre une lutte efficace, à des coûts abordables, tout en respectant l’environnement (1). Il est également important de savoir comment protéger et favoriser les pollinisateurs indigènes. Un récent rapport d’Agriculture Canada montre quelques possibilités (2).

La culture biologique

Contrairement aux idées reçues, l’agriculture biologique ne produit pas moins que l’agriculture industrielle. Les fermes biologiques sont plus résilientes face aux sécheresses, utilisent moins d’énergies et génèrent moins de gaz à effet de serre, tout en étant plus profitables pour les agriculteurs. Ces constats sont confirmés par une étude comparative à long terme menée par le Rodale Institute (3).

L’agroécologie

Enfin, il est primordial de promouvoir un modèle de production agricole qui puisse garantir la pollinisation des plantes et le maintien des fonctions des écosystèmes. L’agroécologie, mise de l’avant par le rapporteur spécial de l’ONU pour le Droit à l’alimentation, permettrait de repenser les pratiques agricoles en accroissant la biodiversité, en créant des synergies biologiques bénéfiques et en favorisant une agriculture riche en main d’œuvre (4).

Pour aller plus loin. Greenpeace a sorti en août 2015 un rapport de synthèse démontrant pourquoi il est important de changer de modèle agricole et comment cela est viable (5).

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